En pratique, l’avocat adressera à l’époux qu’il assiste, par lettre recommandée avec avis de réception, un projet de convention, qui ne pourra être signé, à peine de nullité, avant l’expiration d’un délai de réflexion d’une durée de quinze jours à compter de la réception.
Puis cette convention, signée par les deux époux et par les deux avocats, sera enregistrée chez un Notaire, sans aucune intervention judiciaire, avec des frais fixes de 50 € : il n’y aura donc plus d’audience devant le Juge aux affaires Familiales pour ce type de procédure à compter du 1er janvier 2017, date à laquelle cette réforme entrera en vigueur.
Cependant, le nouvel article 229-2 du Code Civil prévoit deux exceptions à ce divorce conventionnel :
- • Dans ces deux dernières hypothèses, le divorce par consentement mutuel restera donc prononcé par le Juge aux Affaires Familiales.
- • Les autres types de divorce pour faute, pour acceptation du principe de la rupture du mariage ou pour altération définitive du lien conjugal, ne sont pas modifiés et nécessiteront toujours l’intervention du Juge aux Affaires Familiales.
Source image: Ministère de la justice